Les poissons de l’océan Indien et de la mer Rouge
Date : 24 octobre 2007
Un ouvrage de référence
De nombreux travaux scientifiques ont été réalisés sur la faune de l’océan Indien, notamment par des ichtyologues sud-africains. Mais ces études, effectuées à partir de poissons prélevés dans le milieu naturel, ont surtout été restituées dans des publications scientifiques en langue anglaise.Avec l’ouvrage « Poissons de l’océan Indien et de la mer Rouge », les scientifiques et le public francophones disposent désormais d’un ouvrage de référence. Les informations sur chacune des 850 espèces sont présentées de manière synthétique : morphologie, taille, zone géographique, profondeur, comportement. En outre, l’ouvrage se distingue par la démarche choisie par Marc Taquet et Alain Diringer : les informations qu’ils nous délivrent sont basées sur la présentation des espèces dans leur habitat naturel. Ainsi elles sont accompagnées d’une photographie du poisson dans son milieu naturel. Réalisées de l’Afrique du Sud au Sri Lanka, de la mer Rouge à l’Australie, en passant par de très nombreuses îles (Madagascar, les Comores, Mayotte, Europa, les Glorieuses, Tromelin, les Seychelles, la Réunion, Maurice, Rodrigues, Saint-Brandon, les Maldives, les Similan, Kho Pipi…), ces prises de vue offrent à chacun, plongeur ou scientifique, tous les éléments permettant une identification visuelle aisée des poissons de cette grande région océanique.
L’identification visuelle : observer sans prélever dans le milieu naturel
Dans le cadre d’études écologiques, les prélèvements in situ doivent être limités au maximum, afin de ne pas perturber les écosystèmes déjà soumis à une forte pression anthropique. Pour réaliser leurs inventaires faunistiques, les scientifiques ont donc désormais de plus en plus souvent recours à des méthodes sans impact sur les écosystèmes, telles que l’identification visuelle en plongée sous-marine.L’efficacité de cette démarche est garantie par un protocole d’observations comprenant plusieurs étapes successives qui assurent le meilleur niveau d’identification des espèces en fonction de la durée d’observation. En effet, dans la majorité des cas, le contact visuel est limité à quelques secondes. Il est donc primordial d’apprendre à repérer immédiatement les caractères distinctifs qui permettent de reconnaître avec certitude l’espèce observée. La partie introductive de l’ouvrage de Marc Taquet et Alain Diringer, aidera le lecteur à une identification plus précise des espèces qu’il pourra rencontrer.
Une démarche alternative aux analyses en laboratoire
Historiquement, la démarche de l’ichtyologue a toujours commencé par la capture du poisson dans son milieu naturel, lors d’une pêche scientifique ou commerciale, suivie par une étude en laboratoire. Au cours de cette analyse, l’ichtyologue suit pas à pas les étapes d’un examen basé sur de nombreux critères anatomiques et morphométriques. Le résultat est la classification du spécimen observé dans un ordre, une famille, un genre et une espèce donnés. La dernière étape consiste à confronter le spécimen étudié à l’iconographie disponible pour confirmer ou non le diagnostic.Depuis quelques années, les techniques de biologie moléculaire, telles que les analyses génétiques, complètent la démarche de l’ichtyologue et aident à établir la phylogénie . La démarche par identification visuelle du poisson dans son milieu naturel est une technique alternative qui minimise l’impact écologique de l’étude.

Contacts presse :
Anne Faye – Marion Le Foll – 01 46 48 22 40/42 presse@ifremer.fr
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