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Prion : contamination des sols limitée lors de l’enfouissement des carcasses

Date : 12 septembre 2006
Source : CNRS

Prion : contamination des sols limitée lors de l’enfouissement des carcasses


Lorsque l’on enfouit des carcasses d’animaux malades dans le sol, contamine-t-on l’environnement avec la forme pathogène du prion ? Celui-ci persiste-t-il, se transmet-il et se dégrade-t-il dans l’environnement? Jusqu’à présent, cette forme bêta était considérée comme difficilement dégradable, car les chercheurs n’avaient découvert que très peu d’espèces microbiennes capables de synthétiser des protéases actives contre cette protéine in vitro. L’équipe du laboratoire d’Ecologie microbienne a misé sur la grande diversité des microorganismes des sols. Elle a d’abord montré que l’enfouissement de carcasses d’agneau (non contaminés) à différentes profondeurs provoquait une augmentation de l’activité protéolytique (c’est-à-dire la dégradation des protéines). Elle a ensuite travaillé avec des enzymes solubles, extraites d’un sol dans lequel cette activité avait été stimulée par des cervelles d’agneaux et montré que ce sol contenait des protéases microbiennes capables de dégrader la forme bêta in vitro. Au moment où la société s’interroge sur la contamination des sols -doit-on enfouir les carcasses d’animaux contaminés qui pourraient polluer l’environnement ? - ces résultats montrent un intérêt inattendu de cette pratique. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du programme européen TSE (Transmissible Spongiform Encephalopathies)-Soil Fate.

Prion Biologie moléculaire et cellulaire, Médecine Légende :
 Fibres que forme le prion lorsqu’il devient transmissible. Cette image a été obtenue par microscopie électronique à la suite du changement transmissible reproduit dans un tube à essai dans le laboratoire. Ces fibres sont identiques aux fibres retrouvées dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Notes :
Revue "Environnemental Science and technology" Prion degradation in soil : possible role of microbial enzymes stimulated by the decomposition of buried carcasses, Delphine Rapp, Patrick Potier, Lucil Jocteur-Monrozier, and Agnès Richaume, Environnemental science and technology, publication online (ASAP) du 9 septembre 2006 (Consulter le site web)
Crédits photos:
CNRS photothèque
MELKI Ronald

Contacts :
Laboratoire Ecologie microbienne (CNRS/INRA/Université Lyon1)
Agnès Richaume
04 72 43 26 50 ou 06 73 13 01 05
agnes.richaume@univ-lyon1.fr

René Bally (directeur du laboratoire, directeur scientifique adjoint du département Environnement et développement durable du CNRS)
04 72 43 13 77 ou 01 44 96 40 48
rene.bally@univ-lyon1.fr ou rene.bally@cnrs-dir.fr

Bureau de presse CNRS
Claire Le Poulennec
01 44 96 49 88
claire.le-poulennec@cnrs-dir.fr

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