Un nouveau réseau de stations GPS pour mesurer les mouvements de la Terre
Un nouveau réseau de stations GPS pour mesurer les mouvements de l’écorce terrestre
Ce nouveau réseau transfrontalier est le premier du genre et a été conçu pour déterminer les déformations de la croûte terrestre à l’origine des tremblements de terre et de la formation du relief alpin. Il est constitué de 40 stations fixes GPS de haute résolution et à enregistrement continu. Ce réseau, d’une précision submillimétrique (2) sera aussi très utile pour tous les professionnels utilisant le positionnement GPS.
L’un des objectifs de ce projet est d’approfondir la connaissance du risque sismique à travers la chaîne des Alpes et les régions environnantes. Tout au long de cette chaîne se concentrent des zones urbaines en plein développement et quelques métropoles européennes (Grenoble, Genève, Turin,…). Grâce à ce nouveau réseau de stations GPS, il sera possible de mesurer d’une façon précise et en continu les mouvements lents (3) et de faible amplitude de la croûte terrestre. Les données de ce réseau, associées à la connaissance géologique des zones de faille, contribueront à mieux localiser les sites potentiels des séismes dans la zone des Alpes, leur taille et les conséquences en terme de dégâts attendus.
Le projet, initié il y a trois ans, a été mis en oeuvre par 12 partenaires dont deux en France : le Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique (4 ) de l’Université Joseph Fourier à Grenoble et l’Institut de physique du globe (5) (IPGS) de l’Université Louis Pasteur à Strasbourg. Ce dernier a apporté ses compétences dans le domaine de la caractérisation des failles actives pour le risque sismique et la mesure des déformations par géodésie (6) spatiale (GPS) de haute précision.
Sur le total des 40 stations réparties sur l’espace alpin, 5 ont été acquises par l’IPGS grâce à un cofinancement de la Région Alsace, du CNRS et du programme européen Interreg III B – Espace Alpin. Ces 5 stations sont installées en Alsace sur des sites géologiques répondant à des critères spécifiques nécessaires à la précision recherchée. Elles viennent compléter les deux stations existantes, STJ9 et WELS(7) de l’Ecole et observatoire des sciences de la Terre (EOST) de l’ULP.
Pour la région Alsace, ce nouveau réseau GPS sera également très utile pour tous les utilisateurs potentiels de données géodésiques des collectivités locales tels que : les services cadastraux (gestion du patrimoine foncier), les géomètres (urbanisme, aménagement du territoire), les gestionnaires de réseaux (eau, gaz, télécoms), les instituts de cartographie, les services de sécurité civile, ainsi que plusieurs secteurs d’activités : l’agriculture (délimitation parcellaire), la navigation, le transport et les services météorologiques.
Le projet, initié il y a trois ans, a été mis en oeuvre par 12 partenaires dont deux en France : le Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique (4 ) de l’Université Joseph Fourier à Grenoble et l’Institut de physique du globe (5) (IPGS) de l’Université Louis Pasteur à Strasbourg. Ce dernier a apporté ses compétences dans le domaine de la caractérisation des failles actives pour le risque sismique et la mesure des déformations par géodésie (6) spatiale (GPS) de haute précision.
Sur le total des 40 stations réparties sur l’espace alpin, 5 ont été acquises par l’IPGS grâce à un cofinancement de la Région Alsace, du CNRS et du programme européen Interreg III B – Espace Alpin. Ces 5 stations sont installées en Alsace sur des sites géologiques répondant à des critères spécifiques nécessaires à la précision recherchée. Elles viennent compléter les deux stations existantes, STJ9 et WELS(7) de l’Ecole et observatoire des sciences de la Terre (EOST) de l’ULP.
Pour la région Alsace, ce nouveau réseau GPS sera également très utile pour tous les utilisateurs potentiels de données géodésiques des collectivités locales tels que : les services cadastraux (gestion du patrimoine foncier), les géomètres (urbanisme, aménagement du territoire), les gestionnaires de réseaux (eau, gaz, télécoms), les instituts de cartographie, les services de sécurité civile, ainsi que plusieurs secteurs d’activités : l’agriculture (délimitation parcellaire), la navigation, le transport et les services météorologiques.

1 GPS (Global positioning system) : système de géodésie spatiale permettant le positionnement en trois dimensions (latitude, longitude, altitude) ainsi que la mesure du temps. Il est opérationnel depuis 1994 et assure une couverture complète du globe, 24 heures sur 24, avec vingt-quatre satellites.
3 Mouvements lents : les mouvements dits « lents » sont plus complexes à étudier que les mouvements dits « rapides » typiques de régions tectoniques tels que la faille de San Andreas (Californie) ou la faille anatolienne en Turquie.
7 Stations STJ9 et WELS : ces deux stations font partie des réseaux d’observatoires de l’Ecole et observatoire des sciences de la terre. STJ9 a bénéficié d’un soutien de la Région Alsace. Ces stations font partie du réseau RENAG (REseau NAtional GPS) de l’Institut national des sciences de l’Univers (CNRS) et du réseau GPS permanent français (RGP).
Contact chercheur :
Dr. Jerome van der Woerd
Tél. 03 90 24 03 49
jeromev@eost.u-strasbg.frRelations presse Recherche
Service de la communication
Isabel Pellon
Tél. +33 3 90 24 12 54
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