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Pluies et orages : quel est l’état des nappes d’eau souterraine?

Date : 19 juin 2007
Source : BRGM

Etat des nappes d’eau souterraine en juin 2007


Les précipitations du mois de mai ont été généralement excédentaires sur l’ensemble du
territoire. Ainsi, les cumuls ont pu être jusqu’à 2 fois (200%) ceux normalement attendus en Pays-de-la-Loire, le long de la vallée de la Garonne, en Languedoc ou dans l’Est lyonnais.

Seules quelques rares zones ont présenté un déficit pluviométrique (faible : moins de 25%) par rapport à la normale. C‘est le cas de certains secteurs de la Vienne, de l’Indre-et- Loire de l’Ouest bourguignon ou du sud de la Corse.

En cette période de forte croissance de la végétation, l’essentiel des précipitations va, normalement, à l’évapotranspiration et à la reconstitution de la réserve en eau des sols superficiels. Globalement, une très faible part des précipitations contribue à la recharge des nappes profitant à l’ensemble des nappes aux endroits où les pluies sont largement excédentaires, ou profitant aux seules nappes sensibles aux endroits où elles sont simplement excédentaires. En contrepartie, les besoins en eau des cultures ayant été naturellement satisfaits, les prélèvements pour irrigation ont été souvent différés ou réduits.

nuage pluieEn conséquence, la contribution à la recharge des nappes de ces précipitations de printemps, lorsqu’elles étaient nettement excédentaires, a pu être notée pour certaines nappes très réactives (formations de socle, aquifères karstiques...) mais généralement pour un faible laps de temps.

La conjugaison de ces forts cumuls de pluies et, pour certaines nappes, de moindres prélèvements pour l’irrigation a permis de reporter l’amorce de l’étiage estival qui, dans nombre de régions, avait débuté de manière précoce.

La baisse estivale des nappes se généralise donc sur la base de niveaux de remplissage plutôt inférieurs voire proches de la normale. Ces tendances peuvent encore localement évoluer comme suite aux précipitations orageuses de début juin, bien que l’essentiel de celles-ci alimentent le ruissellement.

Les situations extrêmes (niveaux exceptionnellement hauts ou exceptionnellement bas) sont plus circonscrites.
Ainsi, on note toujours des niveaux très inférieurs à la normale pour :
- la plupart des nappes en région Rhône-Alpes, principalement celles situées suivant l’axe rhodanien, en baisse depuis plusieurs mois et qui n’ont que peu bénéficié des apports récents. C’est le cas de, la nappe de la molasse du Bas-Dauphiné ou bien de la nappe des alluvions fluvio-glaciaires de l’Est-Lyonnais.
- la nappe du calcaire de Champigny, en baisse constante depuis 2003, même si une légère remontée est localement constatée ces dernières semaines.
En revanche, quelques rares nappes maintiennent encore des niveaux nettement supérieurs à la normale :
- les nappes de la Crau ou de la basse et moyenne Durance qui bénéficient de recharge par irrigation gravitaire
- certains aquifères des formations de socle ou karstiques de l’ouest (Vendée).
Le niveau de remplissage des aquifères est globalement meilleur ou au moins comparable à
celui de 2006, sauf toujours pour le bassin rhodanien, pour la grande nappe de Beauce (qui n’est plus qu’à 14 cm de son second seuil d’alerte) et pour la nappe du calcaire de Champigny
(Brie) qui est en baisse constante depuis plus de 4 ans.

brgm nappe d’eau souterraine


Crédits photos :
BRGM et Photograph taken by Michael Jastremski sous licence Creative Commons
BRGM
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