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Un bilan des précipitations de l’été 2007

Date : 20 août 2007
Source : BRGM

Etat des nappes d’eau souterraines en août 2007


Les précipitations du mois de juillet ont été, globalement, très excédentaires sur les trois-quarts nord du territoire métropolitain. Ainsi, les cumuls de pluies ont été souvent très supérieurs à 100 mm (jusqu’à 3 fois la normale). En revanche, sur le quart sud du territoire, les précipitations ont été nettement déficitaires, particulièrement sur le sud des Alpes, le pourtour méditerranéen et la Corse où les précipitations ont été voisines de zéro.

Il faut cependant rappeler qu’en cette saison l’essentiel des précipitations va, à l’évapotranspiration et à la reconstitution de la réserve en eau des sols superficiels. Seule une très faible part des pluies, lorsqu’elles sont très largement excédentaires, peut contribuer à la recharge des nappes. En contrepartie, les besoins en eau des cultures ayant été naturellement satisfaits par les précipitations, les prélèvements pour irrigation ont été fortement réduits.

La conjugaison de pluviométries importantes, sur trois mois consécutifs (depuis mai) pour la plupart des régions autres que l’extrême sud, et de faibles prélèvements pour l’irrigation ont contribué soit à de sensibles remontées des niveaux pour certaines nappes soit à leur maintien pour la plupart d’entre-elles, à une période où la baisse estivale devrait être normalement forte.

La contribution à la recharge des nappes de ces précipitations de printemps et d’été (ce qui est exceptionnel) n’a pu être notable que pour certaines nappes très réactives comme celles des formations de socle (Bretagne, Vendée) ou d’aquifères karstiques (Franche-Comté, Poitou- Charentes), mais également grâce à l’ampleur et à la durée des précipitations pour les nappes à forte inertie (nappe de la craie dans le Nord-Pas-de-Calais ou nappe de la plaine d’Alsace, cette dernière ayant bénéficié des fortes précipitations sur le massif des Vosges).

La baisse estivale des nappes, exceptionnellement retardée, est de nouveau générale début août, sauf pour des nappes à forte inertie. Les fortes précipitations de début août pourraient encore, localement, freiner le processus de baisse.

Le niveau de remplissage des nappes est, globalement, proche de la normale voire supérieur pour beaucoup d’entre elles. Les situations extrêmes (niveaux exceptionnellement hauts ou exceptionnellement bas) sont très circonscrites.

On note toujours des niveaux très inférieurs à la normale pour :

- certaines nappes en région Rhône-Alpes, principalement situées suivant l’axe
rhodanien, en baisse depuis plusieurs mois et qui ont légèrement bénéficié des apports
récents et, surtout, des fortes diminutions de prélèvements. Citons la nappe de la molasse
du Bas-Dauphiné ou bien la nappe des alluvions fluvio-glaciaires de l’Est-Lyonnais du
couloir d’Heyrieux alors que la partie de la nappe du couloir de Meyzieu est revenue à un
niveau normal pour la période ou encore la nappe de la plaine de Valence.

- la nappe du calcaire de Champigny en baisse constante depuis 2003, même si une
sensible amélioration est constatée ces dernières semaines.

- certaines nappes karstiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur comme la nappe des
Monts du Vaucluse - le débit de la Fontaine de Vaucluse en juille,( 6.56 m3/s) est de
nouveau proche du débit décennal sec (6.68 m3/s)-, la nappe de Provence orientale, ou à
un degré moindre la nappe du Plan de Canjuers.

En revanche, le nombre des nappes affichant des niveaux nettement supérieurs à la
normale, pour un mois de juillet, s’accroît :

- la nappe de la Crau qui bénéficie de recharge par irrigation gravitaire
- les aquifères des formations de socle ou carbonatés de l’ouest (Bretagne, Pays-de-la-
Loire, Poitou-Charentes)
- la partie centrale de la nappe de la plaine d’Alsace
- la nappe de l’Isère, en Combe de Savoie, depuis le début de l’été.

Le niveau de remplissage des aquifères est, globalement, bien plus confortable ou au moins
comparable à celui de 2006, sauf toujours pour certaines nappes du bassin rhodanien et pour
la grande nappe de Beauce (qui n’est plus qu’à 1 cm de son second seuil d’alerte) et celle du
calcaire de Champigny (Brie) mais dont le niveau semble stabilisé, voire localement en sensible hausse.

Crédits photos:
Tranchand Raphael sous licence creative commonsbrgm pluie

brgm
 
 
 
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