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Le cancer du sein perd du terrain

Date : 30 novembre 2008
Source : Institut Curie

Palpation mammaire © P. Lombardi/Institut Curie

Depuis 2006, le nombre de femmes touchées par un cancer du sein semble enfin diminuer. Une première ! Accompagnées par un dépistage organisé dans toute la France, les connaissances sur ce cancer ne cessent de s’améliorer, permettant un diagnostic de plus en plus précis et des thérapies mieux ciblées. État des lieux.

Les chiffres de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) sont la source d’informations officielle sur les cancers, mais des chiffres plus récents confirment la tendance : ceux de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Ils laissent entrevoir une diminution notable du nombre de cancers du sein entre 2004 et 2006. Une bonne nouvelle probablement liée à « la diminution du recours au traitement hormonal de la ménopause (THM) », selon la Cnam.

Cancer n°1 : de mieux en mieux dépisté

Avec 50 000 nouveaux cas en 2005, le cancer du sein est de loin, en France, le plus fréquent chez les femmes. Il représente la moitié des cas de cancer diagnostiqués chez les femmes ces vingt-cinq dernières années. À titre de comparaison, le cancer colorectal, 2e localisation chez la femme, a été responsable de 17 500 nouveaux cas en 2005. Les chiffres de l’Institut de veille sanitaire montrent que le cancer du sein est celui qui a le plus augmenté : « La population française a augmenté, mais elle a aussi vieilli (or, le risque de ce cancer augmente avec l’âge, ndlr). Cela explique en partie qu’on soit passé d’un peu plus de 21 000 cas en 1980 à 50 000 en 2005, précise le Dr Laurence Chérié-Challine, de l’InVS. L’extension du dépistage joue aussi un rôle important dans l’augmentation du nombre de cas détectés, même s’il est difficile à chiffrer. »

Nouveaux comportements salutaires

Cependant, cette augmentation ralentit depuis 2000. « C’est visible chez les femmes nées après 1950 », souligne la spécialiste de l’InVS, en précisant que les deux générations de femmes qui se sont succédé depuis les années 1950 ont des comportements individuels différents des générations précédentes : elles sont, par exemple, de plus en plus nombreuses à allaiter, ce qui diminue le risque de cancer.

Moins de femmes touchées depuis 2006

Ainsi, même si ce n’est pas encore « officiel », le nombre de nouveaux cas semble avoir baissé ces dernières années en France. Mieux encore : non seulement le cancer du sein est moins fréquent, mais la mortalité associée à ce cancer diminue depuis 1998 (- 0,4 % en moyenne par an), et encore plus vite depuis 2000 (- 1,3 %). Autre chiffre encourageant, le taux de survie cinq ans après un cancer du sein en France est élevé : 79,8 % selon les résultats de l’étude européenne ConcordThe Lancet Oncology, août 2008 publiés en août 2008. « Ce bon taux de survie après cancer du sein peut être en partie rapproché de la généralisation du dépistage organisé, qui permet des diagnostics plus précoces. La Suède, pays dans lequel ce dépistage est très performant, obtient le meilleur score européen de survie après ce cancer (82 %) », explique l’Institut national du cancer (Inca). Ainsi, même si la démographie hexagonale, qui s’accroît, et sa population vieillissante tendraient à faire augmenter le nombre de cas de cancer du sein, les progrès de la prise en charge et de la précocité du diagnostic parviennent à faire baisser la mortalité.

Pour en savoir plus :

Source : l’article complet sur le site de l’Institut Curie


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