Vendée Globe : la technologie spatiale en vigie
Les marins du Vendée Globe empruntent maintenant la route australe, une mer où les risques de collision avec des blocs de glace rendent l’aventure très périlleuse. Ils bénéficient cette année d’un tout nouveau système de détection d’icebergs et d’estimation de leur dérive. CLS, filiale du Centre national d’etudes spatiales (CNES) teste cette nouvelle application susceptible d’améliorer la sécurité des concurrents.
Une grande première
Cette 1ere mise en œuvre est réalisée par la société CLS, filiale du CNES, qui exploite également le système de géolocalisation Argos. Elle met ici son expertise en traitement de données radar et en océanographie spatiale au service du Vendée Globe 2008-2009.
Comment fonctionne le système ?
« Nous commandons des images issues de satellite radar, plus précisément du satellite européen Envisat. Nous les analysons et tentons de détecter la présence d’icebergs dont la taille est supérieure à 150 m, puis nous livrons au PC Course des zones à risque », explique Vincent Kerbaol, à la tête de la direction radar de CLS.
Améliorer la sécurité des skippers
Ces données sont ensuite insérées dans un modèle de dérive des glaces qui prend en compte de nombreux paramètres (courants, température de surface, vent, forme et la taille de l’iceberg, etc. ) et estime à la fois la dérive et la fonte. « Le système est encore en phase expérimentale », insiste Vincent Kerbaol.
Par ailleurs, la filiale du CNES suivra tout au long de la course les voiliers du Vendée Globe 2008-2009. Chaque bateau est en effet équipé d’une balise de localisation et d’assistance type « MAR YI ».
Pour en savoir plus :
Consultez le site du CNES









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