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Aurore boréale : tir d’une fusée d’exploration

Date : 12 janvier 2009

Aurore boréale en Norvège Crédit : localsurfer@creativecommonsLe matin du 5 décembre 2008, à 11h35, la fusée ICI-2 a été lancée de Ny-Alesund (Svalbard). Le tir a réussi, la fusée ayant atteint une hauteur d’environ 330 kilomètres, avant de s’abîmer dans l’océan à 11h45. La mission de la fusée ICI-2 était de traverser une aurore boréale dans le but de percer certains de ces secrets. C’était la première fois qu’une fusée était équipée avec des instruments de mesure pour comprendre les structures turbulentes générées lors des aurores boréales.


Un tir couronné de succès

Jøran Moen, professeur spécialiste des plasmas et de la physique de l’espace à l’université d’Oslo, et professeur associé au centre universitaire du Svalbard (UNIS), est très satisfait de ce tir : "Nous cherchons à obtenir des données plus précises sur les structures fines de l’aurore, pour mieux comprendre ses effets sur la navigation des satellites et les systèmes de communication. Ce lancement de fusée va nous fournir des données très utiles. Pour le moment, tout indique que le lancement a été un succès total. Les données doivent encore être analysées, mais les instruments de mesures ont fonctionné comme prévu. Maintenant, les scientifiques vont passer plusieurs mois pour analyser les informations recueillies."

Ionosphère : améliorer les modèles météorologiques

Quand l’activité boréale est importante, les avions survolant la zone peuvent perdre le contact radio à cause des interférences avec l’espace. Un possible brouillage des contacts radios ou des données GPS peuvent avoir des conséquences graves et les scientifiques souhaitent être en mesure de pouvoir prédire où et quand ces problèmes peuvent se produire. L’ICI-2 fait partie d’une série de fusées qui seront utilisées pour établir une description physique du problème, et cette part de savoir sera indispensable pour améliorer les modèles météorologiques de l’espace au niveau de la ionosphère. Plusieurs fois, les scientifiques ont retardé le tir. Ce 5 décembre était l’une des dernières occasions, et un soupir de soulagement a été poussé au moment du décollage.

La campagne de tirs est financée par le Research Council of Norway. Les autres participants sont les universités d’Oslo et de Bergen, l’institut japonais ISAS/JAXA, le site de lancement Andøya Rocket Range.

Source :  Agence pour la diffusion de l’information technologique (ADIT)


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