Obama : la science en tête
Aujourd’hui à 18h (heure de Paris), Barack Obama sera investi président des Etats-Unis d’Amérique. Avec lui, différents chercheurs vont accéder aux responsabilités, ouvrant de nouvelles perspectives scientifiques et contribuant à tourner la page de l’ère Bush. Espace, climat, énergies… : les engagements du candidat pourraient bien bouleverser la donne internationale. Tour d’horizon des chantiers et des engagements.
Des scientifiques parmi ses plus proches conseillers
En nommant des scientifiques reconnus à différents postes clés, Barack Obama envoie d’abord un signal fort à la communauté scientifique américaine.
Son « secrétaire » de l’énergie n’est autre que Steven Chu, lauréat du prix Nobel de physique en 1997. A la Maison Blanche, le directeur du bureau chargé de la science et de la technologie sera John Holdren, professeur de sciences environnementales à l’Université de Harvard. Il présidera le comité des conseillers scientifiques de la Maison Blanche aux côtés de Eric Lander et Harold Varmus. Deux nominations qui soulignent l’attention portée à la génétique par cette nouvelle administration. En effet, Eric Lander a dirigé le Broad Institute, très impliqué dans le séquençage du génome humain (2003) et Harold Varmus est un médecin spécialiste de la génétique des cancers, lauréat du prix Nobel de médecine en 1989.
Engagements : des chantiers majeurs
Durant la campagne électorale, le candidat Obama s’était attiré le soutien de la communauté scientifique en annoncant un programme ambitieux. Aux antipodes de la politique précédente, il a été jugé à même de redonner aux sciences et techniques toutes leurs lettres de noblesse. Quelques exemples.
Espace : financement de vols habités, extension éventuelle de la durée d’utilisation des navettes spatiales avant l’entrée en service des systèmes Ares et Orion, réactivation du Conseil national de l’espace… C’est tout un plan de relance qui est prévu.
Energie : 150 milliards de dollars seront investis sur 10 ans en faveurs des énergies vertes, pour le nucléaire de nouvelle génération mais aussi pour la capture de CO2. Le président Obama est aussi favorable aux agro carburants et aux économies d’énergies dans le bâtiment.
Climat : un marché des émissions de gaz carbonique à l’attention des industriels va être créé. En 2050, les Etats Unis d’Amérique devront émettre 80 % de gaz à effet de serre de moins qu’en 1990.
Océans : des coopérations internationales en matière de protection des mers et de lutte contre le réchauffement des océans seront organisées. La protection du littoral sera considérablement renforcée.
Recherche : Georges W Bush avait interdit la recherche sur les cellules souches d’embryon. Cette interdiction sera levée.
Sécurité biologique : un programme d’innovations informatiques et de recherche sur les armes biologiques sera financé dans le cadre du développement d’un vaste réseau de surveillance et de protection des populations.









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