Kepler fait la chasse aux planètes
Dans la nuit de samedi à dimanche, une fusée Delta II a placé en orbite solaire le télescope spatial Kepler (Nasa). Cousin du télescope spatial européen Corot, Kepler devra répondre une question essentielle : sommes-nous seuls dans l’univers ? Il va se mettre en quête de planètes jumelles de la Terre, situées dans une zone "habitable" de la voie lactée. Ni trop près, ni trop loin de leurs étoiles, où la vie est susceptible de s’y épanouir.
Trois ans et demi d’observation
Les concepteurs de la mission estiment que d’ici trois ans et demi, 100 planètes telluriques (comme la Terre) pourraient être découvertes grâce à Kepler. Le principe de la détection ? Quand une planète passe devant son soleil, la luminosité baisse légèrement d’intensité mais cette variation, minime, est néanmoins captée par le télescope. Celui-ci va donc braquer son grand objectif en direction de milliers d’étoiles.
Nouvelles planètes : des découvertes à l’horizon
Depuis 1995, plus de 300 exoplanètes (extérieures à notre système solaire) ont été découvertes mais ce sont pour l’essentiel des géantes gazeuses comparables à Jupiter. La plus petite exoplanète connue à ce jour, CoRot exo7b, trop proche de son étoile, ne peut accueillir la vie en raison d’une température extrêmement élevée.
La sonde porte le nom de l’astronome allemand Johannes Kepler, qui vécut de 1571 à 1630 et étudia le mouvement des planètes. Cette année, Kepler donne également son nom au prochain vaisseau de ravitaillement automatique (ATV) réalisé par l’Agence spatiale européenne (ESA).
Pour en savoir plus
Le téléscope spatial CoRot sur Science.gouv









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