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Exploration : une planète habitable ?

Date : 22 avril 2009


L’exoplanète GL581d © ESOLa recherche de planètes équivalentes à notre Terre a nécessité une amélioration conséquente des méthodes de détection. Celle-ci se concrétise aujourd’hui par les mises en évidence de planètes de type Super-Terre (moins de 10 fois la masse de la Terre). .

Trois planètes étaient déjà connues autour de l’étoile Gliese 581, respectivement de 16, de 5 et de 7 fois la masse de la Terre. Les scientifiques européens qui avaient découvert ce système ont continué à le scruter de manière intensive avec le spectrographe HARPS situé sur le télescope de 3,6m de l’ESO (European South Observatory) à l’Observatoire de La Silla (Chili). C’est ainsi que la petite dernière s’est révélée ; elle est la plus interne du système orbitant en seulement 3,15 jours et est surchauffée par la proximité de son étoile.

Une planète en zone "habitable"

Surprise : ces mêmes mesures précisent également l’orbite de la planète externe, de 7 fois la masse de la Terre (Gl581d) qui était auparavant connue pour être à la frontière externe de la zone dite « habitable ». Cette zone est la région entourant l’étoile où les conditions de température permettent aux planètes d’héberger de l’eau liquide à leur surface. La légère correction indique que Gl581d est effectivement proche de cette frontière, mais à l’intérieur de la zone habitable : de l’eau liquide peut donc être présente à sa surface !

La quête du "graal"

La zone dite

Le Graal actuel de la recherche des exoplanètes est de trouver une planète analogue à la Terre, à la fois en terme de masse et de température. Soit une planète aussi peu massive que Gl581e et à l’emplacement de Gl581d ! Xavier Bonfils, responsable de ce programme au LAOG, a de quoi s’enthousiasmer : "Avec des observations semblables, nous pouvons détecter les exoplanètes de la masse de la Terre dans la zone habitable des étoiles naines rouges !".
En effet, via la méthode utilisée1, la détection de planètes habitables autour de ces étoiles, plus petites et moins massives que le Soleil et peuplant majoritairement notre Galaxie2, est plus facile qu’autour des étoiles semblables au Soleil. Le Graal des chasseurs de planètes semble donc à portée de télescope...

Source : CNRS / Institut national des sciences de l’univers

1 : La détection a été effectuée avec la méthode dite des « vitesses radiales » qui mesure les changements de vitesse de l’étoile produits par les planètes lui orbitant autour. A partir de ces variations, les scientifiques déterminent les paramètres des planètes (masse, distance orbitale, etc...).

2 : Huit étoiles sur 10 de la Voie lactée sont des naines rouges.

Pour en savoir plus :

Le communiqué de l’ESO (European Organisation for Astronomica Research in the
Southern Hemisphere) (en anglais)


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