Astronomie : Planck et Herschel sur le départ
Impératif : s’éloigner des rayonnement parasites
Herschel and Planck se sépareront peu de temps après le lancement et se dirigeront chacun de leur côté vers un point du système Soleil-Terre dénommé « point de Lagrange L2 ». 
Il constitue une zone de stabilité gravitationnelle suspendue dans l’espace à environ 1,5 millions de km de la Terre dans la direction opposée à celle du Soleil.
Tout en se déplaçant autour de ce point, ils pourront réaliser des observations en continu dans un environnement thermiquement stable, à l’abri des perturbations causées par le rayonnement du Soleil, de la Terre et de la Lune.
Hershel : le plus grand téléscope spatial infrarouge
Les dimensions de Herschel -7, 5 mètres de haut et 4 mètres de large- en font le plus grand télescope infrarouge jamais construit. La surface extrêmement lisse de son miroir primaire de 3,50 mètres de diamètre, composé de carbure de silicium ultraléger, représente près d’une fois et demie celle du télescope Hubble et six fois celle du miroir de son prédécesseur, l’observatoire ISO lancé en 1995 par l’ESA.
Grâce à son formidable pouvoir de capture de la lumière et à ses détecteurs sophistiqués, refroidis à une température proche du zéro absolu par plus de 2000 litres d’hélium superfluide, Herschel sera capable d’observer les sources de rayonnement infrarouge les plus ténues et de scruter des zones encore inexplorée.
Scruter les premières étoiles
Herschel pourra percer les épais nuages de gaz et de poussière cosmique et observer des structures et des phénomènes très lointains remontant à l’aube de l’Univers, comme la naissance et l’évolution des premières étoiles et galaxies il y a 10 milliards d’années. Plus près de nous, à l’intérieur de notre galaxie, il pourra également étudier des objets extrêmement froids comme les nuages de poussière et de gaz interstellaires à partir desquels se forment étoiles et planètes.
Planck : à la recherche des premiers rayons de lumière
Doté d’un télescope de 1,5 mètre de diamètre et d’instruments sensibles au rayonnement hyperfréquence, Planck mesurera des variations de température caractéristiques de la période de formation de l’Univers. Il observera le fond diffus cosmologique, c’est-à-dire les vestiges des premiers rayons de lumière émis dans l’espace environ 380 000 ans après le Big Bang, lorsque la densité et la température de l’Univers eurent suffisamment diminué pour que la lumière parvienne à se séparer de la matière et à se propager dans l’espace.
Le ’cœur’ de Planck fonctionnera à des températures extrêmement basses, ce qui permettra d’obtenir une sensibilité et une résolution sans précédent. En mesurant les infimes variations de température du fond diffus cosmologique, il permettra aux scientifiques d’extraire au moins quinze fois plus d’informations sur l’origine de l’Univers, son évolution et son avenir que ses prédécesseurs les plus récents.
Une révolution
Herschel et Planck promettent de révolutionner notre connaissance du cosmos. Ils représentent également une prouesse technologique pour laquelle l’ESA a mobilisé une centaine de partenaires industriels et de laboratoires en Europe, aux Etats-Unis et dans le reste du monde.
Source : Agence spatiale européenne
Pour en savoir plus :
Le mini-site Planck
Le mini-site Herschel
Les ressources du Centre national d’études spatiales (CNES) consacrées à ce lancement
Voir le site









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