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Climat : le trou d’ozone perturbe l’océan Austral

Date : 22 juin 2009
Source : IRD

Vue de l’océan Austral lors de la 5e campagne OISO, hiver 2000. © Nicolas Metzl

Le trou dans la couche d’ozone réduit l’absorption du carbone atmosphérique par l’océan Austral. Il participe aussi à l’augmentation de l’acidité des océans.

Ces résultats ont été obtenus par une équipe de chercheurs pluridisciplinaire grâce à des simulations inédites. Ils devraient avoir une influence non négligeable sur les prochains modèles du GIEC, qui, pour l’instant, ne tiennent pas compte des variations d’ozone.

L’océan Austral : un puit de carbone très important

L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère due aux activités humaines est en partie responsable du réchauffement climatique. En absorbant près de 15% du carbone anthropique (lié aux activités humaines) dégagé annuellement, l’océan Austral est l’un des principaux puits de carbone atmosphérique. Mais son efficacité diminue, alors que le taux de carbone atmosphérique continue d’augmenter rapidement ces dernières années. Or, jusqu’à présent, la saturation du puits de carbone dans l’océan Austral n’était pas correctement simulée par les modèles climatiques utilisés.

La clé : les concentrations en ozone stratosphériques depuis 1975

Pour améliorer ces simulations, une collaboration de climatologues, modélisateurs et océanographes s’est constituée. Leur objectif : façonner un modèle qui simule plus correctement la capacité de l’océan Austral en tant que puits de carbone. Pour cela, les chercheurs se sont appuyés sur le modèle couplé océan/atmosphère de l’Institut Pierre Simon Laplace qui intègre le cycle du carbone (et donc l’évolution des gaz à effet de serre, tel le CO2).
Principale nouveauté : la prise en compte de l’évolution des concentrations en ozone stratosphérique de 1975 à nos jours. « Les simulations obtenues avec ce modèle reproduisent plus correctement les observations océaniques obtenues sur le terrain ces dernières années, souligne Nicolas Metzl, chercheur au LOCEAN/IPSL et coordinateur du Service d’observation OISO ».

 


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