L’Azuré du serpolet sauvé par la science

Avec le 25e anniversaire du projet ayant permis de sauver de l’extinction au Royaume-Uni un grand papillon bleu, l’Azuré du serpolet, des écologistes publient pour la première fois le travail effectué sur des décennies qui leur a permis de réaliser ce sauvetage.
L’étude montre comment l’extrême dépendance du papillon à l’égard d’une seule espèce de fourmi a été à l’origine de son déclin lorsque son habitat a été envahi par les cultures, ce qui a causé la chute des températures du sol et la diminution des populations de fourmis.
Collectionneurs de papillons : non coupables
Avant cette découverte, la raréfaction du papillon connu aussi sous le nom de Maculinea arion était en général imputée aux collectionneurs. Cet insecte est l’un des trois papillons retenus par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature pour servir d’emblème à la cause de la protection des papillons. Il a été choisi en partie à cause de son cycle de vie peu courant : sa chenille dépend de Myrmica sabuleti, une fourmi qui lui sert de parent et qu’il trompe en se faisant passer pour de la nourriture grâce à la sécrétion de molécules très spécialisées.
Une étude salvatrice
Le grand papillon bleu a disparu de Grande-Bretagne en 1979 mais a ensuite été réintroduit avec succès grâce à une tentative menée sur la base des données écologiques rapportées maintenant par Jeremy Thomas et ses co-auteurs. Leur étude montre comment Thomas et ses collègues ont déterminé la cause du déclin du papillon et le moyen d’y remédier. Les auteurs montrent aussi le modèle théorique qui leur a servi pour mener à bien la réintroduction et qui a réussi à prédire comment la restauration de l’habitat aiderait les colonies de papillons à revenir d’elles-mêmes
Source : Eurekalert
Crédits photo : YannickCh
Image publié sous licence Creative Commons by-nc-sa/2.0
Référence :
- « Successful Conservation of a Threatened Maculinea Butterfly » par J.A. Thomas de l’Université d’Oxford à Oxford, Royaume-Uni ; J.A. Thomas, D.J. Simcox, R.T. Clarke du Centre for Ecology and Hydrology à Wallingford, Royaume-Uni ; R.T. Clarke de l’Université de Bournemouth à Poole, Royaume-Uni.
Pour en savoir plus :
Le programme Noé Conservation et l’observatoire des papillons de jardin !
Noé Conservation et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, ont lancé en 2006 un Observatoire des Papillons des Jardins.









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