Pollution atmosphérique urbaine : quel impact sur la santé ?
Cette évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine a été réalisée sur l’agglomération de Perpignan dans le cadre du Plan régional pour la qualité de l’air. Cette étude a été conduite selon une méthode standardisée proposée par l’InVS qui repose sur une hypothèse essentielle, celle de la causalité de la relation entre pollution atmosphérique et santé.
39 morts et 45 admissions hospitalières par an
L’impact sanitaire de la pollution atmosphérique à court et long terme est calculé pour la morbidité et la mortalité anticipée. Les résultats montrent que, chaque année, la pollution atmosphérique est responsable de 39 décès anticipés tous âges confondus, 19 admissions hospitalières pour motif respiratoire et 26 admissions hospitalières pour motif cardio-vasculaire chez les adultes de 65 ans et plus.
Quel objectif de réduction ?
Un calcul des gains sanitaires attendus après réduction des niveaux d’exposition, montre que compte tenu des niveaux annuels moyens de PM 10 nettement supérieurs à 20 μg/m3, une diminution de 5 μg/m3 de la moyenne annuelle des PM 10 équivalente à une réduction de la valeur moyenne annuelle à 20 μg/m3 constituerait une mesure de santé publique efficace.
Des estimations à minima
Les résultats présentés dans cette étude sont des estimations à minima des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique et doivent donc être considérés comme des ordres de grandeur. Ils ont pour objectif de quantifier l’impact de la pollution sur le plan local en terme de nombre de cas attribuables, afin de permettre aux décideurs de fonder une politique de diminution de la pollution atmosphérique sur des arguments sanitaires acquis localement.
Source : Institut national de veille sanitaire
Pour en savoir plus :
- Lire l’étude complète (PDF)
- Les ressources de Science.gouv consacrées à la pollution
- Femmes enceintes et polluants atmosphériques : quel impact sur la croissance foetale ? Une étude très récente de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale)
- Au mois de juillet 2009, le CNRS initie une vaste campagne de mesure de la pollution de l’air en Ile-de-France. Lire le communiqué.
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