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Médecine, chimie, physique : gros plan sur les Nobel 2009

Date : 12 octobre 2009

Nobel de Physique : les années 60 à l’honneur

Le prix Nobel de physique 2009 récompense trois retraités dont les travaux, publiés dans les années 60, ont radicalement changé la société des années 2000 en permettant l’émergence des nouvelles technologies de l’information. Charles Kuen Kao, pionnier de la fibre optique, partage le prix avec Willard Sterling Boyle et George Elwood Smith, inventeurs du capteur d’image numérique.

Lorsque le prix Nobel a été annoncé ce matin du 6 octobre, la nouvelle, photos et textes à l’appui, a fait le tour du monde en quelques secondes, quasiment à la vitesse de la lumière. Une prouesse technologique qui doit beaucoup aux trois lauréats. L’un a joué un rôle essentiel dans la conception d’une fibre optique optimale, celle qui permet aujourd’hui aux milliards de données de transiter de par le monde, les autres ont inventé un dispositif essentiel à la numérisation des images.

Lire la suite de l’article sur le site de la Cité des sciences et de l’Industrie (CSI)

Nobel de Chimie : pour la description du ribosome

Le prix Nobel de chimie récompense cette année Ada Yonath, Thomas Steitz et Venkatraman Ramakrishnan pour un résultat de biochimie : la description de la structure du ribosome, l’usine à protéines des cellules.

« Vous voulez savoir pourquoi ils ont eu le prix Nobel ? » Au bout du téléphone, Marat Yusupov, chercheur à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg soupire, inspire et répond tout de go « parce qu’ils ont effectué la description de la structure tridimensionnelle du ribosome bactérien et que ce travail a permis de mettre au point un grand nombre de nouveaux antibiotiques ». Tous les mots y sont, mais le ton, pas vraiment.

Et pour cause : avec Harry Noller et quelques autres scientifiques ayant travaillé à l’université de Californie, Marat Yusupov fait partie de ceux qui auraient pu prétendre au titre suprême. De fait, pour lui, ce prix Nobel « ribosome », décerné à Ada Yonath, Thomas Steitz et Venkatraman Ramakrishnan, n’est pas exactement une bonne nouvelle : « Il s’agissait de concurrents directs [...] et comme on a rarement vu plusieurs Nobel décernés pour une même recherche ! » Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Mais qu’importe, Marat Yusupov se lance quand même dans le récit de la quête scientifique qui a conduit à la description de la structure du ribosome.

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Nobel de Médecine : un passeport pour l’immortalité cellulaire

Le prix Nobel de médecine 2009 vient d’être remis à trois Américains pour la découverte de la télomérase, une enzyme qui répare les chromosomes et dont l’activité anormalement accrue serait impliquée dans 85% des cancers humains.

Pour la troisième fois dans l’histoire des Nobel, des travaux portant sur les extrémités des chromosomes - les télomères - sont primés. Après Hermann Muller en 1946 et Barbara McClintock en 1983, c’est au tour de trois Américains, Elisabeth Blackburn, Carol Greider et Jack Szostak, de se voir décerner le prix Nobel de physiologie.

« Une annonce assez peu surprenante, admet Jean-François Riou, chercheur dans l’équipe "Acides nucléiques, dynamique, ciblage et fonctions biologiques" au Muséum national d’histoire naturelle. En 2006, ces mêmes chercheurs avaient déjà reçu le prix Lasker, une récompense souvent considérée comme un tremplin pour le Nobel de physiologie. C’est dire si l’intérêt de leurs travaux ne portent pas à débats. » Des travaux qui ont conduit à deux découvertes distinctes, celle d’un mécanisme de protection chromosomique et celle d’une molécule qui empêche, un temps, le vieillissement des cellules.

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Source : Cité des Sciences et de l’Industrie

 
 
 
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