L’Arctique en ballon : Jean-Louis Etienne a décollé

Il faut compter 1300 kilomètres en ligne droite pour atteindre le Pôle Nord, puis à nouveau 2200 kilomètres jusqu’aux côtes de l’Alaska. Mais on imagine bien qu’un ballon qui devra composer avec les vents dominants aura une trajectoire qui tiendra plus du point de couture élaboré que de la rectitude d’un trait de plume. C’est en jouant sur les niveaux d’altitude de son ballon que le navigateur pourra espérer toucher les veines de vents favorables qui lui permettront d’avancer peu ou prou dans la bonne direction.
CO2 et champs magnétique terrestre observés
Deux mesures en continu seront effectuées : le CO2 atmosphérique pour le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement - CEA-CNRS, et le champ magnétique terrestre pour l’Institut de Physique du Globe de Paris-LETI-CEA
- Les mesures de concentration de gaz carbonique sont assurées à l’heure actuelle par un réseau de stations réparties de manières très inégales à la surface du globe. Bien évidemment, la structure même de la banquise ne permet pas d’établir de base permanente au dessus du pôle Nord. Le mode de transport écologique, de même que la période de vol prévue devraient permettre de recueillir des données fiables sur les quantités de CO2 d’origine exogène sur l’Arctique.On ne le sait pas toujours, mais à haute altitude, le champ magnétique terrestre constitue un bouclier protecteur qui protège la surface de la terre des rayonnements cosmiques, de même que des rayonnements électromagnétiques déclenchés lors des éruptions solaires.

- Le champ magnétique terrestre est en constante évolution puisque provoqué par les mouvements du noyau de la terre composé de roches en fusion.
Ainsi, le pôle magnétique est-il décalé du pôle géographique et voit-il sa position bouger chaque année d’une dizaine à une vingtaine de kilomètres. Par ailleurs, les recherches effectuées par les géophysiciens ont constaté des inversions du champmagnétique suivant des périodes variables de quelques centaines à quelques milliers d’années. Chaque inversion du champ se traduit aussi par une diminution de son intensité et par une accélération de la vitesse de déplacement du pôle magnétique.
Source : http://www.jeanlouisetienne.com
Pour en savoir plus :
L’espace Education de la mission General Arctic Observer
En 1986, Jean-louis Etienne réussissait un exploit, rallier le pôle Nord en skis de fond. (Source : INA)
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