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Un enfant sur 440 est susceptible de développer un cancer avant l’âge de 15 ans

Date : 07 janvier 2011
Source : INSERM

Centre Investigation Clinique 9202 Robert Debré Copyright Inserm/Patrice LatronUne augmentation du nombre de nouveaux cas de cancers chez les enfants ressort des premières données sur les cancers de l’enfant pour la période 2000-2004. Elle pourrait s’expliquer par de meilleurs outils de diagnostic. Au total, un enfant sur 440 est susceptible de développer un cancer avant l’âge de 15 ans. Ces résultats sont publiés par des chercheurs de l’Inserm et de l’Université Paris 11 dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire.

Bien que rares et ne représentant que 0,2% des décès par cancers en 2005, les cancers de l’enfant constituent la deuxième cause de mortalité entre 1 et 14 ans, après les accidents.

Les garçons plus touchés que les filles

L’étude dirigée par Jacqueline Clavel (Inserm/ Université Partis Sud) et publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de Veille Sanitaire couvre pour la première fois l’ensemble du territoire français métropolitain. Elle est basée sur le Registre national des tumeurs solides de l’enfant qui fournit des données annuelles sur l’incidence des cancers de l’enfant en France.

Au total, 8 473 cancers ont été enregistrés chez les enfants de 0 à 14 ans entre 2000 et 2004, dont 3 446 hémopathies malignes (maladies du sang) et 5 027 tumeurs solides. Les chercheurs estiment le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas survenus durant la période étudiée, à 156,6 cas de cancers par an et par million d’enfants. "En d’autres termes, précisent les auteurs, un enfant sur 440 est susceptible de développer un cancer ou une tumeur cérébrale bénigne avant l’âge de 15 ans."

Le cancer pédiatrique le plus fréquent : la leucémie

Le nombre de cas observé est 20% plus élevé chez les garçons et environ 50% des cancers de l’enfant sont survenus avant 5 ans, avec une répartition par tranche d’âge variable selon les cancers. Les cancers les plus fréquents sont les leucémies (29%), les tumeurs du système nerveux central (23%), les lymphomes (12%) et les neuroblastomes (8%).

Des cancers en hausse : un meilleur diagnostic ?

L’incidence globale des cancers observée est en hausse par rapport à la période 1990-1999. Selon les auteurs ces chiffres s’expliquent "vraisemblablement par une amélioration de la méthodologie, bien qu’on ne puisse écarter formellement une réelle augmentation d’incidence". L’incidence des tumeurs du système nerveux central montre notamment la plus forte évolution par rapport à la période 1990-1999.
Ces chiffres sont concordants avec ceux observés en Europe et aux Etats-Unis et peuvent s’expliquer par une amélioration des techniques de diagnostic de ce type de cancers.
Au-delà de l’obtention de statistiques sur les cancers de l’enfant, ces registres répondent également à un objectif de santé publique : rechercher les causes de ces cancers afin de mieux les prévenir.

Pour en savoir plus :
"Incidence des cancers de l’enfant en France : données des registres pédiatriques nationaux, 2000-2004"
BEH 49-50/28 décembre 2010

Source :
Nouvelles données sur les cancers de l’enfant en France

A voir aussi :
Le site de l’Institut National du Cancer, l’Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie

 


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