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Les échos de la blogosphère du 10 avril 2011

Date : 10 avril 2011

Comment se fait-il que l’on ne retrouve pas de roues dans la nature? Comment mesurer l’activité du cerveau grâce à la supraconductivité ? Comment voir des polygones réguliers... sur les enjoliveurs des roues de voiture ? Le biostockage sera-t-il bientôt une réalité ? En quoi l’observation scientifique diffère-t-elle de l’observation ordinaire ? Voilà quelques unes des questions passionnantes auxquelles répondent les blogueurs du C@fé des sciences.

[Le Mercredi, on converge] Réinventer la roue

Le 6 avril 2011 - Si il y a bien une chose dont on est fier, nous les humains, c’est notre invention circulaire qui nous a notamment permis de prouver à la planète que nous méritons bien de la dominer (...).
Et oui, la roue, c’est l’un des meilleurs moyen de voyager vite et loin. Comment se fait-il alors que l’on ne retrouve pas de roues dans la nature? Avec tant de centaines de millions d’années à son actif, pourquoi l’évolution n’a-t-elle pas offert ce joyau de locomotion aux millions d’espèces animales sélectionnées notamment pour leur capacité à tracer pour choper leurs proies et/ou décamper (sur les chapeaux de roues) pour éviter de finir en knacki balls? Où sont donc les coccinelles à roulettes (enfin les vraies quoi) ?

Lire la suite sur Strange Stuff And Funky Things.

Photographie : Creative commons abdallah

Le cerveau ausculté avec des supraconducteurs

5 avril 2011 - Grâce à des circuits supraconducteurs, on est capable de mesurer d’infimes champs magnétiques, tels ceux produits par l’activité du cerveau. Quelles zones du cerveau sont sollicitées lors de telle ou telle tâche cognitive ? ou présentent des anomalies ? Pour répondre à ces questions, les méthodes d’exploration se sont multipliées : IRM, électroencéphalographie et plus récemment magnétoencéphalographie (ou MEG)...Cette dernière technique (voir la figure 1) est un tour de force, car les champs magnétiques créés par le cerveau sont un milliard de fois plus faibles que le champ magnétique terrestre ! Mesurer de tels champs est néanmoins possible grâce à la supraconductivité, dont on fête cette année le centenaire de la découverte.

Lire la suite sur Idées de Physique, La physique : une science à l’échelle humaine.

Dessin : Bruno Vacaro

L’étoile du Berger (ou les polygones étoilés mobiles)

27 mars 2011 - Le Berger nous guide pauvre horde de moutons pas assez matheux : après nous avoir fait découvrir les cercles du tore (sur ce blog et sur BibNum), il nous dit qu’il suffit de baisser les yeux (toujours dans la rue, mais à l’inverse d’ici) pour voir des polygones réguliers... sur les enjoliveurs des roues de voiture.
Pour les polygones réguliers dans les enjoliveurs on en voit (jusqu’à l’ordre 20 dixit Berger), ainsi que des polygones réguliers étoilés - il n’est donc pas nécessaire de lever les yeux pour voir des étoiles !

Lire la suite sur Les indispensables mathématiques et physique.

 

Biostockage: science fiction ou bientôt une réalité?

Le 13 mars 2011 - Au début de l’année des universitaires de Honk Kong révélaient au grand public le fruit de plusieurs mois de travail: ils avaient réussi à stocker plusieurs téraoctets (un téraoctet équivaut à 1000 gigaoctets) de données encodées dans des bactéries. Des Escherichia coli plus précisément, certaines souches de ces bactéries étant intensément utilisées en laboratoire tandis que d’autres sont responsables d’intoxications alimentaires.
La nouvelle parait des plus intéressantes et a déjà fait fantasmer les fans de science fiction: dans quelques années, les disques durs classiques laisseront place à des cultures de bactéries. Les quelques 800 km d’étagères contenant les archives états-uniennes seront remplacées par quelques boites de Petri stockées dans des frigos.
S’agit il là de pure science fiction ou bien cette technologie dispose-t-elle d’un réel futur ?

Lire la suite sur BiopSci, la Science à portée de tous.

Photographie : Escherichia coli: Scanning electron micrograph of Escherichia coli, grown in culture and adhered to a cover slip. Credit: Rocky Mountain Laboratories, NIAID, NIH

En quoi l’observation scientifique diffère-t-elle de l’observation ordinaire ?

Le 26 fevrier 2011 - Les scientifiques utilisent souvent des instruments d’observation sophistiqués. Mais des observations cruciales ont été effectuées à l’œil nu. Et il ne suffit pas de regarder le ciel avec un télescope pour qu’il s’agisse d’une observation scientifique.Ce qui distingue l’observation scientifique de l’observation ordinaire, c’est qu’elle sert à résoudre une énigme.
Deviner la question
A la base, il n’y a pas seulement la curiosité, ni même l’émerveillement, mais l’intuition que le réel est plus mystérieux qu’il ne paraît à première vue. Tout peut nous poser une devinette, où il ne s’agirait pas seulement de deviner la réponse, mais d’abord de deviner la question. Un lustre oscille dans une cathédrale. Rien de spécial en apparence. Mais le jeune Galilée remarque que la période de cette oscillation est indépendante de son amplitude. Cela l’intrigue et le conduit à chercher de quoi dépend la période de l’oscillation. Il trouve que la période double quand la longueur du fil quadruple. Le scientifique est en alerte, prêt à repérer une régularité telle que la périodicité des phases de la lune ou le fait qu’une certaine fleur ne vit que sur des terrains humides.

Lire la suite sur le C@fé des Sciences.

Photographie : Ambon et lustre, cathédrale centre-ville (ARLES,FR13). Creative commons Jean-Louis Zimmermann

Liens
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