Les dessous de la planète Mercure révélés par la NASA
Souvent, Mercure est comparée à la Lune. Mais la sonde Messenger de la Nasa, qui est orbite depuis six mois autour de la planète la plus proche du Soleil, est en train de renverser cette affirmation. Depuis 1974, aucun engin spatial ne s’était approché de Mercure, celle-ci restait encore assez mystérieuse par bien des aspects. C’est pour cela que les découvertes de Messenger sont importantes et font l’objet de sept articles publiés dans la revue Science du 30 septembre 2011.
Des plaines faites de lave séchée
La planète a des dépôts de lave durcie à sa surface. Elles forment même de grandes plaines dans la région du pôle nord, et
recouvrent 6 % de la surface de Mercure. De plus, ces dépôts de roches volcaniques sont très épais : certains cratères ont une épaisseur de lave de deux kilomètres (soit six fois la tour Eiffel) !
Les scientifiques ont également découverts des sortes d’"évents", de 25 kilomètres de long et d’où seraient sortis ces grands flots de lave. Ces formations ressemblent à certaines, très rares, observées sur Terre et qui sont typiques du début de l’histoire de notre planète.
De mystérieux creux bleutés
Les images obtenues par Messenger montrent des forment inattendues dans le paysage de Mercure : dans certains cratères, des zones creuses ont une couleur qui tend plus vers le bleu qu’ailleurs sur la planète. Ils sont assez répandus et semblent relativement "jeunes" d’après les chercheurs de la Nasa. La sonde a maintenant pour mission d’obtenir des images plus détaillées de ces creux particulier, afin d’en comprendre l’origine.
Mercure n’est pas une planète solide comme les autres
Grâce au spectromètre de la sonde, les scientifiques peuvent avoir une idée de la composition de la surface de Mercure, sans avoir besoin de s’y poser. Elle contiendrait du potassium radioactif en quantité et une portion plus faible que prévu d’éléments volatiles à basse température. Sa composition est différente de celle de la Lune et des autres planètes telluriques (c’est-à-dire faites de roches et de métaux, par opposition aux planètes gazeuses). Les données recueillies contredisent les théories qui avaient été mises en place pour expliquer la densité particulièrement élevée de Mercure.
La planète la plus proche du Soleil cache encore bien d’autres secrets, que la sonde Messenger va tenter de découvrir. Mieux comprendre mercure permettrait aussi de comprendre de façon générale comment les planètes se sont formées.
Les publications (payantes) dans la revue Science sont ici
Le communiqué de presse de la Nasa
Pour en savoir plus :
La Terre pourrait percuter une autre planète, Science.gouv.fr, le 12 juin 2009
Crédits photographiques :
- Vue d’un cratère de Mercure, le 13 septembre 2011, par NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington, DR
- Les cercles rouges indiquent les cratères ayant un diamètre supérieur à 20 kilomètres, la zone entourée de noir montre la grande plaine de lave au pôle nord de Mercure, Courtesy of Science/AAAS and Brown University, DR
- Images des creux, en bleu, dans un cratère, Courtesy of Science/AAAS, DR









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