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Les femmes et la science

Date : 04 juillet 2011

1ère publication : Janvier 2006

Extrait du film La radioactivité, qui présente différents aspects des travaux de Marie Curie.

 

Il y a 100 ans : Marie Curie recevait le prix Nobel de chime

Elle s’appelait Maria Sklodowska, c’était la quatrième fille d’une famille d’enseignants polonais de Varsovie. Née en 1867, elle perd très tôt sa mère. Dans une Pologne démembrée et politiquement soumise, la petite fille surdouée, se tourne résolument vers la lecture et les études. A 24 ans, elle quitte son père et Varsovie, sa ville natale, qui refuse l’accès de son Université aux jeunes filles. Elle suit sa soeur Bronia à Paris, symbole de leur rêve commun d’émancipation professionnelle.

En 1893, Marie est reçue première à la licence de physique. Lors d’une soirée chez un ami, physicien polonais, elle rencontre Pierre Curie. Sa vie va désormais prendre une nouvelle dimension. Avec lui, elle va amorcer un échange d’égale à égal, autant dans le domaine scientifique qu’humaniste, qui se poursuivra tout au long de leur vie commune.

Une femme, deux prix Nobels

Pierre et Marie CurieDès 1898, à la suite de la découverte des rayons uraniques par Henri Becquerel (mars 1896), Pierre et Marie découvrent le polonium et le radium dont le rayonnement est des millions de fois plus intenses que celui de l’ uranium. Le phénomène d’émission spontanée, dénommé radioactivité par les Curie suscite dès lors un immense intérêt. La reconnaissance officielle arrive en 1903, avec le prix Nobel de physique, attribué conjointement à Henri Becquerel et aux Curie.

Cependant, le 19 Avril 1906, Pierre meurt, après avoir été renversé par un attelage de chevaux. Malgré son chagrin, Marie va poursuivre leur œuvre commune. Elle reprend la chaire de son mari à la Sorbonne et poursuit, avec André Debierne, son travail de purification du radium, contestant les considérations de Lord Kelvin, physicien écossais qui pense que le radium n’est pas un élément. En 1910, elle obtient enfin du radium pur et définit son point de fusion.

Nouvelle consécration : en 1911, l’Académie des Sciences de Stockholm, lui accorde le Prix Nobel de Chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium et pour avoir isolé le radium pur. Un fait exceptionnel qui fait remarquer à Eve Curie, sa fille : "Jamais un autre lauréat, homme ou femme, ne fut, ne sera jugé digne de recevoir deux fois une telle récompense".

Une étape importante pour l’accès des femmes aux métiers de la recherche

Pierre et Marie CurieAujourd’hui encore, si l’on demande de nommer une scientifique connue, le premier nom cité est celui de Marie Curie. Cette carrière emblématique a, par son exemple, beaucoup servi la cause des femmes. Ainsi, sa candidature à l’Académie des Sciences en 1911 suscita un débat, non tranché sur le fond, concernant l’accès des femmes dans les cinq Académies qui font partie de l’Institut. Grâce à elle, de nombreuses femmes, en France plus que dans d’autres pays, ont osé se tourner vers les métiers scientifiques.

Un site internet dédié à Marie Curie

Marie CurieLe site Marie Curie entraîne le visiteur sur les pas de ce personnage, dans cette Europe tourmentée politiquement, à la charnière de deux siècles. On revit l’histoire de la découverte de la radioactivité, l’essor des recherches qu’elle a entraîné avec ses conséquences : exploration de l’atome et découverte de son noyau, et ses applications dans les domaines des sciences du vivant et en médecine : radiothérapie, radiodiagnostic...Des animations multimédias viennent illustrer le "cours de radioactivité" et un dictionnaire recense les notions, personnages et instruments illustrant cette grande aventure.

Lien : http://www.mariecurie.science.gouv.fr

Musée Curie

11 rue Pierre et Marie Curie
75 005 Paris

Le musée Curie occupe le rez-de-chaussée du pavillon Curie de l’Institut du radium, construit en 1914. Le bureau de Marie Curie et son laboratoire de chimie ont été conservés et constituent le coeur historique de l’actuel Institut Curie.

Crypte du Panthéon

Place du Panthéon
75 005 Paris

Dans la galerie Nord de la crypte, un caveau figurent les tombeaux des savants Pierre et Marie Curie : cette dernière est la seule femme « panthéonisée » pour sa vie et son œuvre, si l’on excepte Sophie Berthelot, inhumée en qualité d’épouse du chimiste Marcelin Berthelot. Le transfert de leurs cendres a eu lieu en 1995.

Consulter : le site de la Mission pour la place des femmes au CNRS

Les femmes dans l’histoire du CNRSLe livre Les femmes dans l’histoire du CNRS publié par la Mission pour la place des femmes au CNRS et le Comité pour l’histoire du CNRS  en 2004, est disponible en pdf téléchargeable sur le site de la Mission pour la place des femmes au CNRS :

http://www.cnrs.fr/mpdf/IMG/pdf/cnrs_femmes_histoire.pdf

Quel rôle les femmes scientifiques ont-elles pu tenir au sein du CNRS depuis octobre 1939, juste après le déclenchement de la guerre en Europe ?
Il faut se rendre à l’évidence, l’histoire des sciences en général et celle du CNRS en particulier sont écrites au masculin !
Dans le but de valoriser la place des femmes dans les sciences, la Mission pour la place des femmes au CNRS a souhaité interroger les historiens et les historiennes.
Des questions surgissent : les femmes étaient-elles nombreuses, le sont-elles davantage à notre époque et si leur nombre s’est accru, à quoi cela tient-il ? Dans quelles disciplines sont-elles plus nombreuses et pourquoi ? Exercent-elles des fonctions de responsabilité ? Peut-on comparer la situation de la France avec celle de ses voisins européens ou celle des États-Unis ? Il est temps, 70 ans plus tard, de faire le bilan...

Élargir son champ de vision : La place des femmes dans la science mondiale

UnescoL’Unesco et la promotion des femmes en science et technologie :

http://www.unesco.org/science/femmes_promotion.shtml

"Trois cinquièmes de la population la plus pauvre est constituée de femmes et de filles, et deux tiers des adultes illettrés sont des femmes" : c’est ce que révèle le Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous rédigé par l’Unesco en 2011.

La question de l’égalité des genres dans l’éducation reste d’actualité dans bien des pays. En dépit des recommandations renouvelées des Sommets mondiaux : Conférences mondiales sur les femmes, sur l’environnement, sur le développement durable, les filles continuent à représenter la majorité des enfants non scolarisés, et les femmes restent encore, peu ou prou, à l’écart du développement scientifique et technologique.

Liens :

Musée Curie, Institut Curie

Site Marie Curie, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Mission pour la place des femmes au CNRS, Mission pour la place des femmes au CNRS - Comité pour l’histoire du CNRS

Rapport sur les femmes dans la recherche privée en France, Mission pour la parité dans la recherche et l’enseignement supérieur.

 
 
 
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