Sciences et Industrie: des témoignages de jeunes passionnés
Sciences et Industrie: des témoignages de jeunes passionnés dans le cadre de l’émission "c’est moi qui l’ai fait" (Sacha productions)
Après avoir effectué un cursus scientifique, beaucoup de jeunes ignorent que l’industrie est secteur qui embauche.
Nicolas, Pouya, Bénédicte, Anne, jeunes diplômés issus des filières scientifiques travaillent aujourd’hui dans l’automobile, la chimie, les télécoms, l’électronique, l’aéronautique…
Ils nous présentent leurs parcours et leurs métiers. Tous ces témoignages sont issus de l’émission "C’est moi qui l’ai fait".
Jérôme, 28 ans, Ingénieur de fabrication
Après un Bac C, un passage en Math Sup, Math Spé, des études à l’ENSIT (école d’ingénieurs à Nancy, où il se spécialise en génie chimique et génie des procédés), Jérôme termine son parcours par un master à l’Institut Français des Pétroles. Aujourd’hui, après 3 ans d’expérience, il est ingénieur de fabrication, adjoint du chef de service.
Jérôme a un véritable esprit scientifique : il est fasciné par tout ce qui l’entoure. Il pensait transmettre sa passion en devenant enseignant mais, après une expérience en entreprise au Canada dans le domaine des plexiglass, c’est devenu une évidence : il lui fallait être au contact des produits et ne pas rester derrière un ordinateur. Pour lui, c’est simple :“point de salut sans chimie” : on ne ferait pas grand-chose sans elle, puisqu’elle est dans tous nos objets !
Dans son entreprise, il gère la fabrication de granulés et de poudres polyamides. C’est le seul plastique entièrement végétal, fabriqué et transformé à partir de l’huile de ricin. Il est las de l’image de chimie “sale et dangereuse” qu’ont beaucoup de gens. Pour lui, travailler une matière propre, respectueuse de l’environnement, est une vraie fierté. Son défi quotidien : sortir 100 tonnes de granulés “parfaits” et en toute sécurité. Autre versant de ses fonctions : le lien avec la recherche et le développement. Il est à l’écoute des chercheurs et explore avec eux des solutions et des innovations techniques.
Anne, 25 ans, Ingénieur recherche
Anne a fait ses études d’ingénieur à l’Université de Technologie de Compiègne. Après 2 ans d’expérience, elle est aujourd’hui ingénieur Système dans le Centre de Recherche et Développement d’un équipementier automobile de renommée mondiale.
Cette fille d’ingénieur a toujours été une bûcheuse, éprise d’innovations. Elle participe au développement de systèmes d’assistance à la conduite automobile. L’objectif : améliorer la sécurité des usagers de la route.
Anne fait partie d’une équipe de dix ingénieurs. A tout juste 25 ans, elle coordonne les différents métiers (optique, électronique, mécanique ) pour développer des produits cohérents et sécurisés. Son objectif au quotidien est donc de créer un produit qui fonctionne ... et qui soit fiable !
Elle travaille sur une nouveauté dans l’automobile : les phares qui tournent, qui permettent de mieux voir la route de nuit. En une seule journée elle passe des essais de réglages avec plusieurs constructeurs, aux simulations sur ordinateur et sur circuit d’essai. Puis elle retourne à son bureau analyser les données !
Elle a déjà beaucoup de responsabilités : elle gère plusieurs clients différents. En effet, pas question de proposer le même produit à des grandes marques concurrentes : chacune a son cahier des charges bien précis ! Et elle aime ce défi : “il faut gérer d’énormes contraintes de temps et de coûts, tout en développant des produits toujours plus innovants et performants et ce challenge me motive.”
Bénédicte, 32 ans, Ingénieur Responsable Recherche
Bénédicte est ingénieur en électronique, elle a fait l’Ecole Chimie Physique Electronique de Lyon. Aujourd’hui, elle est Responsable Recherche, au sein d’un grand groupe spécialisé dans le petit électroménager.
Bénédicte travaille sur les produits qui servent à évaluer la forme physique et sur la gamme puériculture : les pèse-personnes, les thermomètres, les chauffe-biberons, les humidificateurs d’air, les stérilisateurs et autres mixeurs…
Elle recherche toutes les innovations industrielles possibles, en collaboration avec les laboratoires de recherche universitaires publics et d’autres, privés, en France et à l’étranger. Ce qui implique à la fois beaucoup de relationnel mais aussi des tests et des manipulations en laboratoire. Elle travaille en confidentialité et ne peut rien révéler des recherches en cours !
Elle réalise des prototypes qu’elle teste auprès d’un panel de consommateurs. Elle se sert du résultat de ses essais pour améliorer le produit en termes d’ergonomie. Bénédicte travaille aussi à la réduction des coûts techniques des produits existants. Elle a donc une vraie responsabilité quant à la rentabilité industrielle.
Pouya, 23 ans, Ingénieur conception
Son Bac Scientifique en poche, Pouya est entré à l’ Ecole d’ingénieur de Caen, l’ENSI. Aujourd’hui, il est Ingénieur conception dans les télécoms. “Pour résumer, je m’occupe de m’assurer que les cartes à puces de vos portables fonctionnent avec toutes les options demandées : vidéo, photos…» Le métier de Pouya est vraiment au carrefour de l’entreprise. Son rôle est primordial car il va regarder si les demandes du client et les contraintes techniques sont compatibles. Pouya est très fier de ce qu’il fait, d’autant plus que c’est un domaine d’application très concret : « Je reçois des puces que j’introduis dans une sorte de simulateur de portable. Il ne doit y avoir aucun défaut, tout doit fonctionner. Seulement, comme on nous envoie des puces prototypes, elles ne marchent pas ! C’est à moi de trouver l’erreur et de trouver des solutions. En fait, je ne regarde pas si la puce fonctionne... je cherche pourquoi elle ne fonctionne pas ! » Cet aspect d’investigation lui plaît beaucoup.
Une fois la production lancée, Pouya va dans les usines s’assurer la qualité et la technique sont au rendez-vous, la multiplication des puces à des millions d’exemplaires ne peut supporter aucun défaut !
Ugo, 26 ans, Chef de Projet dans le ferroviaire
Ugo a toujours souhaité travailler dans le domaine ferroviaire. Après un Bac STI, il passe son BTS, option Assistant Technique d’Ingénieur. Ensuite, il intègre une classe préparatoire aux écoles d’ingénieur, et entre à l’ENSIAME. Parallèlement à son école d’ingénieur, il réalise un DESS d’administration des entreprises.
En tant que Chef de Projet, Ugo réalise un projet ambitieux : il conçoit l’anneau d’essai du train de demain. Le centre d’essais dans lequel il travaille a la capacité de tester les trains à une vitesse de 100 km/h. Sa mission ? Doubler la capacité de vitesse du centre industriel d’essais ! Ce sera une première en Europe. Il a 4 ans pour mener à bien ce projet et y travaille quotidiennement avec passion.
Concrètement, il est en lien permanent avec les experts, les constructeurs, les équipementiers, les chercheurs. Il établit avec ces interlocuteurs un cahier des charges de tous les essais à faire sur chaque train pour obtenir son homologation. Il apprend chaque jour en travaillant avec experts, chercheurs et constructeurs et adore ces échanges qui font évoluer son projet.
En parallèle, Ugo travaille sur l’interopérabilité : en clair, il cherche à diminuer les frontières techniques entre les états européens. Un beau défi !
Nicolas, 29 ans, Ingénieur Opticien
Après un Bac Scientifique, Nicolas fait une classe préparatoire aux écoles d’ingénieurs. Puis il intègre l’École d’ingénieur SupOptique. Pendant 3 ans, il suit les cours, avec une alternance en entreprise pendant les deux dernières années.
À la première occasion, Nicolas est parti vers une entreprise spécialisée dans les lentilles optiques qui lui offrait un travail très technique, car sa passion, c’est de comprendre, démonter faire fonctionner…
Comme il le raconte, « Dans mon école d’optique, j’ai touché à tout : de l’optique laser à l’optique physique, mécanique jusqu’aux applications instrumentales…
Je voulais vraiment pouvoir être spécialiste dans un domaine pour pouvoir exploiter les parties du métier les plus intéressantes… » Et c’est le cas, puisque, aujourd’hui, il simule sur un modèle informatique les différentes possibilités d’insertion d’une lentille liquide dans des appareils existants : téléphones portables, webcam… Son objectif : réaliser concrètement cet objectif photo, en assemblant tous les paramètres pour rendre fonctionnel l’ensemble du projet. Il travaille sur tous les supports où il serait possible de remplacer une lentille classique par la lentille liquide avec une mise au point automatique et un zoom. Il travaille avec des gens qui ont des formations très diverses : physiciens, chimistes, techniciens en micromécanique : le mélange est passionnant !
Concrètement, son quotidien varie énormément car il n’existe pas encore d’outils de test, la technologie étant nouvelle. Nicolas doit donc mettre au point des appareils de test. « J’invente pour tester ! C’est analyser les étoiles, mais en inventant une lunette télescopique différente à chaque fois. ».Pour consulter ces interview en vidéo, cliquez sur ce lien: http://www.industrie-jeunes.fr/cest_moi_qui_l_ai_fait.htmlPour en savoir plus sur les métiers de l’industrie consultez le site www.industrie-jeunes.fr
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