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Une éruption solaire spectaculaire

Date : 13 juillet 2011

Mardi 7 juin 2011, une impressionnante éruption s’est déclenchée sur notre étoile. Elle a été saisie par le satellite Solar Dynamics Observatory SDO.

Pareil phénomène énergétique n’avait pas été observé depuis cinq ans. La tempête a soulevé un immense flot de particules qui sont, ensuite, retombées en pluie sur le Soleil, affectant près de la moitié de sa surface.

Cette éruption, bien que classée "de taille moyenne" pour la lumière qu’elle a émise, est exceptionnelle par la quantité de matière éjectée et qui est retombée sur le Soleil. Cette pluie a recouvert près de la moitié du disque solaire - soit près de 1500 fois la surface du globe terrestre. De plus, une quantité importante de particules s’est trouvée expulsée vers la Terre.

Cette éruption a été la plus énergétique produite depuis 2006 pour le nombre de protons émis. Les conséquences de ce type d’événement sont les aurores polaires, observables quelques jours après l’éruption, et les perturbations des instruments situés en dehors de la protection du champ magnétique terrestre. Parmi ceux-ci, figurent les satellites de télécommunication et de localisation GPS

A propos de ces vidéos

Ces vidéos sont réalisées à partir des images prises par le satellite "Solar Dynamic Observatory" (SDO) de la NASA le matin du 7 juin 2011, à des intervalles de 12 secondes, pendant les quelques heures qu’a duré l’éruption.

Plus particulièrement, c’est l’instrument AIA ("ATMOSPHERIC IMAGING
ASSEMBLY") qui a permis d’obtenir ces observations dans le domaine ultraviolet de la lumière. En effet, une grande partie de ces rayonnements étant filtrés par l’atmosphère de la Terre, il est indispensable d’utiliser des satellites pour observer le Soleil dans cette gamme de fréquence lumineuse extrêmement riche en information. AIA est un instrument qui a été développé par la NASA auquel plusieurs chercheurs(1) de l’Observatoire de Paris ont étroitement collaborés. Une partie des données de cet instrument sont stockés en France, à l’Institut d’Astrophysique Spaciale (IAS), à l’université Paris 11 d’Orsay.

Tandis que le premier film préserve les conventions standards d’observations, le deuxième film montre l’éruption vers le haut. Le soleil y est observé entre 6h15 et 10h00 temps universel (8h15 -12h00 heures de Paris).

Il s’agit d’un film fait à partir d’images tri-chromatiques recomposées. Comme pour le film précédent, il s’agit donc de fausses couleurs. Chaque couleur correspond à une image prise dans une longueur d’onde différente en ultraviolet. Ce que nous voyons en fait est la répartition en température de l’atmosphère solaire.
Les régions qui ont une couleur à dominante rouge sont les zones les plus chaudes, d’une température de l’ordre de 2 millions de degrés.
Les régions vertes sont des zones où la matière solaire est de l’ordre de un million de degrés.
Les régions bleues sont des zones de température de l’ordre de 600 000 degrés.
Les régions noires sont les régions les plus froides.

Ce film permet donc d’étudier l’évolution de la distribution de température dans notre étoile lors de cette violente éruption.

(1) Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (Observatoire de Paris/CNRS/Universités Paris 6 & 7)

Source :
Soleil... Une éruption spectaculaire, juin 2011, Actualité du site internet Grand Public de l’Observatoire de Paris.

En savoir plus :
• Sur l’éruption du 7 juin 2011 : écouter l’interview d’Etienne Pariat, chargé de recherche au CNRS et à l’Observatoire de Paris, et Michel Lemoine, directeur technique d’Astrium, sur Radio France Internationale (RFI), 8 juin 2011.
• Sur l’éruption du 15 février 2011 : Eruption majeure sur le Soleil ! La plus forte depuis quatre ans, Actualité de Science.gouv du 28 février 2011.


A voir aussi :

"Flammes du soleil", Observatoire de Paris, 1953.

Flammes du soleil Film réalisé à la mémoire de B. Lyot qui le premier en 1935 enregistra les protubérances solaires à l’aide du coronographe permettant de réaliser une éclipse artificielle. Film très ancien, mais les images restent d’une remarquable actualité.

 
 
 
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